La fièvre typhoïde n’est plus aussi simple à soigner. - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles médecine/sciences Year : 2010

Typhoid fever: facing the challenge of resistant strains.

La fièvre typhoïde n’est plus aussi simple à soigner.

Abstract

The introduction of chloramphenicol in 1948 revolutionised the outcome of typhoid fever but chloramphenicol-resistant strains of Salmonella enterica serotype Typhi were reported just two years later. Resistance followed also the introduction of ampicillin and cotrimoxazole. During the second half of the 1980s, strains resistant to the three first-line antimicrobial agents, chloramphenicol, ampicillin and co-trimoxazole emerged and spread rapidly throughout the Indian subcontinent and South East Asia. During the 1990s when fluoroquinolones had become a first-line treatment for typhoid fever, these multi drug resistant (MDR) strains acquired an additional resistance to nalidixic acid with decreased susceptibilities to ciprofloxacin (CIPDS) (MIC range, 0.125-1 mg/l). Considerable data have now accumulated to suggest that infections due to CIPDS strains may not respond satisfactorily to therapy with ciprofloxacin or ofloxacin. Furthermore, identification of such CIPDS strains in clinical laboratories is not easy without determination of MIC of ciprofloxacin. Recently, several isolates highly resistant to ciprofloxacin or to extended-spectrum cephalosporins of Asian origin have been reported.
La fièvre typhoïde est une maladie sévère et l’introduction d’une antibiothérapie efficace par le chloramphénicol en 1948 a été un progrès considérable. Dès les années suivantes, des souches de Salmonella enterica sérotype Typhi résistantes à cet antibiotique ont été isolées. Ce même phénomène s’est produit après l’introduction des aminopénicillines et du cotrimoxazole. Au cours de la deuxième moitié des années 1980, des souches multirésistantes (MR) à ces trois classes d’antibiotiques ont émergé puis envahi le sous-continent indien et l’Asie du Sud-Est. Dans les années 1990, toujours en Asie, ces souches MR sont devenues résistantes à l’acide nalidixique avec une sensibilité diminuée à la ciprofloxacine (CipSD), vraisemblablement secondaire à l’utilisation massive de fluoroquinolones. Ces souches CipSD qui peuvent être la cause de mauvaises réponses thérapeutiques, voire d’échecs, avec les fluoroquinolones, sont d’identification difficile au laboratoire. Seule une détermination de la CMI (concentration minimale inhibitrice) de la ciprofloxacine permet un diagnostic de certitude (CMI comprise entre 0,125 et 1 mg/l). Récemment, quelques souches hautement résistantes aux traitements de première intention, fluoroquinolones et céphalosporines de troisième génération, ont été identifiées, toujours en provenance d’Asie.
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François-Xavier Weill. La fièvre typhoïde n’est plus aussi simple à soigner.. médecine/sciences, 2010, 26 (11), pp.969-75. ⟨10.1051/medsci/20102611969⟩. ⟨pasteur-01131221⟩

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